Voilà le dimanche qui arrive !

Chers amis, chers frères et sœurs,

 

Avant toute chose j’espère de tout cœur que vous allez bien et que cette première semaine de confinement se passe pour le mieux. J’imagine que ce n’est pas simple pour tout le monde et que la solitude doit se faire plus encore sentir pour les personnes isolées. Je sais que toute la communauté porte dans sa prière ceux et celles qui, parmi nous peut-être sont malades et les nombreux soignants qui se dévouent généreusement pour prendre soin de ceux qui sont touchés par ce virus … Lorsqu’on essaie de suivre un peu les informations nous pouvons voir que la situation que nous vivons va sans doute durer un peu. Je vous recommande d’être prudent et de respecter les consignes … Cela peut nous coûter, nous paraître bien difficile à certains moments surtout qu’il va falloir très certainement tenir dans la durée. Cette demande du gouvernement est une loi juste puisqu’elle vise le bien commun, « qu’elle est conforme à la dignité de la personne humaine et aux impératifs de la raison droite » (Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n° 398)

 

Avec l’arrivée du week-end vient le temps de vivre le dimanche. Vous le savez, l’église nous demande de sanctifier le dimanche. Nous avons l’habitude (elle est bonne, évidement) de le faire en participant à la messe dominicale. Nous en sommes empêchés par les événements mais cela peut être l’occasion de réfléchir, seul ou en famille, à la manière dont nous vivons le dimanche.

 

La messe peut nous être accessible par la télévision, la radio, Internet et les réseaux sociaux. Les propositions sont nombreuses et on a vu fleurir toute cette semaine bien des solutions possibles. Je ne vais pas les lister ici.

Outre la messe télévisée sur France 2 le dimanche matin je vous invite à suivre tout particulièrement celle diffusée sur la chaîne Youtube du diocèse de Rennes :

 https://www.youtube.com/channel/UCUn2Hhr8IY0o3E__4Fz-Eww

C’est Monseigneur JOLY, notre évêque auxiliaire qui la célèbrera ce dimanche 22 Mars à 11 h.

Pourquoi particulièrement cette messe ? Ce ne sera sans doute pas la plus réussie au plan technique ou la plus belle par l’animation liturgique et les chants (le diocèse n’a pas les moyens du « Jour du Seigneur ») mais c’est une manière d’être unis en Église Diocésaine autour de notre archevêque et de son auxiliaire et donc à l’Église diocésaine et par là même à la paroisse. Et puis vous aurez certainement une homélie de « compétition » ! Cela vous changera de votre curé !

Ci-dessous je vous transmets les quelques indications que Monseigneur d’Ornellas nous a envoyé en nous proposant de vous les transmettre pour vivre ce temps le mieux possible.

Bien sûr, à la messe que je célèbrerai pour ma part dans l’oratoire du presbytère, vous serez tous bien présents et je déposerai sur la patène, au moment de l’offertoire, toutes vos intentions.

 

Mais je le disais, la sanctification du dimanche ne peut pas se cantonner à la simple participation à la messe. L’Église nous dit que « Le dimanche est un jour à sanctifier par une charité agissante, avec une attention particulière aux membres de la famille, ainsi qu'aux malades, aux infirmes et aux personnes âgées ; il ne faut pas non plus oublier les « frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère »; en outre, c'est un temps propice à la réflexion, au silence et à l'étude, qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne. » (Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n° 398)

 

• Une charité agissante. C’est peut-être tout simplement, en ce temps de confinement, un coup de téléphone à donner à une personne seule ou isolée. Un sourire à adresser à celui ou celle, qui dans la famille est le plus difficile à vivre et à aimer.

 

• Une attention particulière aux membres de la famille. Ce confinement, dans beaucoup de familles, est l’occasion d’un regroupement … Avec ses joies et des difficultés … Pas si simple de vivre à nouveau avec des grands enfants qui reviennent à la maison ou de tenir la distance avec des petits enfants à occuper 7 jours sur 7 et presque 24 h sur 24 (enfin j’espère qu’ils dorment un peu tout de même !) et je ne parle pas des adolescents pour qui cette situation doit être source de bien des frustrations. Et puis dans le couple ce n’est pas non plus toujours si simple de se retrouver presque à plein temps ! Bref, il y a là un vrai défi ! Pourquoi ne pas prendre un petit temps en famille dans la journée du dimanche pour se retrouver pour un temps de prière et peut-être d’échange de pardon … Sans régler ses comptes mais juste en ayant l’humilité de reconnaître ses torts et ses limites. Et pourquoi pas finir par un Notre Père récité de tout notre cœur.

 

• Une attention particulière aux plus fragiles. Difficile de visiter les malades puisque c’est interdit mais peut-être autour de nous, dans notre voisinage proche, se trouve une personne plus âgée qui a peur de sortir de chez elle et qui a besoin que l’on fasse des courses à déposer devant son palier en respectant les gestes barrières.

 

• Un temps pour la réflexion, le silence, l’étude. Les textes du dimanche vous seront sans doute plus profitable si vous prenez le temps de les lire avant de les entendre à la messe … pourquoi ne pas se préparer un peu avant la messe à ce que l’on va vivre. C’est vrai des passages de la Parole de Dieu mais pourquoi ne pas ressortir son missel pour le lire un peu et mieux suivre la messe dans la richesse de ses rites ? 

 

Mais vous avez sans doute mille autres idées plus percutantes et plus faciles à mettre en œuvre, n’hésitez pas à la partager via la rubrique contact de ce site.

 

Bon et Saint Dimanche, je vous garde dans ma prière.

 

Votre curé.

 

 

 

Propositions de Monseigneur d’Ornellas pour vivre la messe devant son écran.

 

 

Pour suivre la messe à la Télévision ou sur écran d’ordinateur, je vous propose quelques attitudes simples pour bien participer à la célébration de l’Eucharistie. Je vous suggère celles-ci :

 

-          Préparer son écran en y déposant devant des fleurs, ou une bougie, avec une image exprimant le mystère chrétien.

-          Choisir le siège qui convient, qui peut être différent du fauteuil ou du canapé habituel dans lequel on regarde le match de foot ou un divertissement.

-          Rester sur la chaîne qui diffuse la Messe, sans zapper d’une chaîne à l’autre s’il y a plusieurs diffusions de Messe à la même heure.

-          Dans la mesure du possible, se lever quand le moment liturgique le demande, et faire les signes qui sont habituellement faits lorsqu’on participe à l’Eucharistie dans une église.

-          Ne jamais considérer qu’on participe spirituellement à l’Eucharistie si on regarde en replay une diffusion. Cette participation n’est possible que si elle a lieu en temps réel, car nous avons à entrer dans le temps de l’Eucharistie qui est un temps de « plénitude ».

-          Il est beau de participer spirituellement à l’Eucharistie avec une intention de prière en ce temps de Carême (catéchumènes, conversion, charité, …) et en ce temps d’épreuve (épidémie, malades, défunts, soignants, …).

 

Cela n’a toutefois pas la même valeur que l’Eucharistie avec un rassemblement des fidèles dans l’église. Cependant, le jeûne de la communion eucharistique n’empêche pas une vraie communion spirituelle au Christ ressuscité dont la présence est « réelle » dans le cœur par la foi et l’amour, dans l’ecclesiola qu’est la famille (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n.° 1374). Ce jeûne est un temps de foi théologale. Aussi cette présence, vécue dans la foi vive car nourrie de la Parole de Dieu, avive-t-elle le désir de communier : « Mon âme a soif du Dieu vivant. » (Ps 41,3 ; 62,2). Ce désir dans la foi rassasie : « Qu’il boive celui qui croit en moi. » (Jn 7,38) La dimension eschatologique de l’Eucharistie se déploie dans ce désir qui fait grandir la foi, l’espérance et l’amour envers le Christ ressuscité, « le sauveur du monde », qui vient : « Nous attendons que Tu viennes dans la gloire » ; « Viens Seigneur Jésus » (Ap 22,20).

La joie sera d’autant plus grande le jour où il sera possible de se rassembler et de recevoir la communion eucharistique, et, pour nous, prêtres, de pouvoir célébrer l’Eucharistie avec l’assemblée des fidèles ! Elle sera un signe de la joie « parfaite » (Jn 15,11) due à la venue du Christ en gloire. 

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